Les sapins de Noël Bourgeon d'Urs Sägesser, BE: couper soi-même son sapin

13. décembre 2016


Près de 1,2 million de sapins de Noël trouveront cet hiver une place dans une habitation suisse. Environ 500’000 proviennent de cultures suisses dont un petit 10 % est certifié bio. En total il en a des 60 producteurs de sapins de Noël Bourgeon.

Comment la culture des sapins de Noël du grand-père a-t-elle évolué au cours des décennies?

Elle est devenue plus importante et plus diversifiée, et elle respecte depuis bientôt vingt ans le Cahier des charges de Bio Suisse. Cela signifie que la ferme est entièrement bio et que nous cultivons nos sapins de Noël sans pesticides de synthèse, herbicides ni engrais chimiques. Nous avons aujourd’hui quelque 30’000 arbres bio sur quatre hectares. Et plus seulement des épicéas comme du temps du grand-père, mais aussi les très appréciés sapins Nordmann et sapins bleus.


Pourquoi les sapins exotiques sont-ils tellement demandés?

Les sapins Nordmann et les sapins bleus ont des aiguilles plus fournies et ils tiennent plus longtemps que l’épicéa et le sapin blanc. Nous avons cependant des clients qui désirent des sapins de Noël du pays. Les épicéas sont moins chers parce qu’ils poussent plus vite – ils sont prêts en quatre à cinq ans alors qu’un sapin Nordmann a besoin de soins pendant jusqu’à neuf ans.


Y a-t-il encore d’autres tendances pour les sapins de Noël?

Il y a une tendance vers des arbres plus petits – mais aussi malheureusement vers les arbres en plastique. Et le prix continue de jouer le rôle le plus important pour une partie des consommateurs. Or nous ne pouvons ni ne voulons concurrencer les prix des sapins importés du Nord de l’Europe.


Qu’est-ce qui différencie un sapin de Noël Bourgeon d’un sapin de Noël importé?

Nos arbres poussent sur de petites surfaces – et pour ainsi dire en cultures associées: Chaque arbre récolté laisse de la place pour un plus jeune. Nous avons donc toutes les classes d’âge sur la même surface. Dans les plantations du Nord de l’Europe par contre, les parcelles peuvent faire jusqu’à 30 hectares et sont entièrement plantées et récoltées en une fois. Ce sont deux systèmes totalement différents: Nous misons sur un équilibre écologique intact et sur des arbres naturellement sains tandis que les pesticides sont indispensables dans les plantations en monocultures. Chez nous le sol est enherbé et nous le maintenons propre à la motofaucheuse ou avec des moutons, mais dans les grandes entreprises de l’étranger ça ne marche pas sans herbicides. Nos clients remarquent d’ailleurs que nos arbres ne sont pas traités: J’entends de plus en plus souvent dire qu’il n’y a plus d’apparitions d’allergies quand c’est un arbre bio qui trône au salon.


Vous proposez – pour ainsi dire comme alternative aux anonymes sapins importés – aux clients de couper eux-mêmes leurs sapins de Noël.

Cette offre a beaucoup de succès. Je m’étonne chaque fois des critères selon lesquels les clients choisissent leurs arbres. Il n’est pas rare qu’ils se décident pour un sapin noueux et de forme irrégulière. Des arbres qui n’auraient jamais pu être vendus chez un grand distributeur parce qu’ils ne correspondent à l’idéal standard de beauté.


Quels trucs donnez-vous à vos clients quand ils repartent?

Ne laissez pas vos sapins sécher! Sans arrosage régulier, même les coûteux Nordmann perdent rapidement leurs aiguilles. Il est aussi important de bien choisir le support: Il devrait être assez large pour que le pied de l’arbre ne doive pas être taillé en pointe, car il lui manque alors justement la couche extérieure sous l’écorce qui assure l’absorption de l’eau. La grande distribution ne propose malheureusement que des troncs épointés. Si vous achetez un arbre de ce genre, coupez carrément cette pointe et, si nécessaire, enlevez l’étage de branches inférieur.

En savoir plus sur le site web d'Urs Sägesser. www.wohlensee-weihnachtsbäume.ch