Accord sur l'ajustement des prix indicatifs des céréales panifiables bio

À l’occasion de la négociation des prix indicatifs de cette année, les acteurs du marché suisse des céréales panifiables bio ont décidé de baisser les prix indicatifs du blé bio et de l’épeautre bio de 1,50 CHF/dt chacun et de maintenir ceux du seigle bio et de l’avoine bio au niveau de l’année précédente.

Un marché sous pression

À long terme, les céréales panifiables bio sont très demandées. Cela a été confirmé le week-end dernier lors des Journées de l’agriculture biologique. La récolte de 2025 a permis d’obtenir des quantités réjouissantes de céréales panifiables bio et une part indigène élevée pour le blé, de l’ordre de 77 %. Après la mauvaise récolte de 2024, qui avait même entraîné des changements dans certains assortiments en raison d’une pénurie de céréales suisses, les stocks désormais pleins ont mis la branche en difficulté et entraîné des coûts supplémentaires pour les moulins. Le blé bio de l’UE, moins cher, constitue par ailleurs une concurrence pour le blé Bourgeon bio suisse. Le marché suisse de la meunerie est globalement sous pression. Les volumes de transformation certifiés Bourgeon bio affichent donc une tendance à la baisse.

Pour les agriculteurs et agricultrices bio également, les coûts de production de la récolte 2026 sont restés élevés, et les revenus sont très variables et incertains d’une année à l’autre en raison des fortes fluctuations de rendements. Les prix indicatifs adoptés doivent donc être considérés comme un compromis et reflètent les défis mentionnés tout au long de la chaîne de valeur.

De hautes parts indigènes en 2026

Selon les premières prévisions, les entreprises de transformation devraient à nouveau pouvoir couvrir, en 2026, la majeure partie de leurs besoins en blé grâce à la production nationale, soit environ 73 %. Pour le seigle, cette part s’élèvera à environ 70 % et pour l’épeautre, à environ 58 %. À ce jour, le secteur table sur une récolte dans la moyenne. Les prochaines semaines montreront dans quelle mesure ces prévisions se confirmeront, ou si la sécheresse actuelle entraînera des baisses de rendement dues à une maturation prématurée. En ce qui concerne l’avoine alimentaire, les surfaces cultivées ont pu être augmentées en 2026, la demande ayant repris l’année dernière suite à une décision de Coop concernant son assortiment.

Priorité à la qualité pour le blé et l’avoine

La part croissante de blé suisse dans la mouture laisse moins de marge de manoeuvre pour, selon les années, mélanger certains lots de moins bonne qualité avec du blé importé de haute qualité de manière ciblée. Cela implique, pour l’ensemble de la chaîne de valeur, d’intensifier les efforts visant à garantir la bonne qualité des produits suisses. La première mesure consistant à réviser le système de paiement lié à la teneur en protéines pour la récolte 2025 a déjà porté ses premiers fruits.

Les producteurs et productrices bio ont adapté leurs techniques culturales et leur choix de variétés afin de privilégier une production axée sur la qualité. Ce système permet même, en fonction des possibilités de chaque exploitation, de générer des suppléments sur le prix indicatif plus élevés que dans l’ancien système. En ce qui concerne l’avoine alimentaire, les conditions de prise en charge feront encore l’objet de discussions, car là aussi, l’objectif est d’améliorer la qualité en termes de pureté.

Informations complémentaires

En principe, la planification des cultures doit toujours se faire en concertation avec les acheteurs. Les conditions de prise en charge pour 2026 sont conformes aux dispositions de Bio Suisse et, à titre complémentaire, à celles de swiss granum.

Les prix et conditions de prise en charge actuels sont disponibles sur www.bioaktuell.ch.

Les prix indicatifs pour les céréales fourragères « Bourgeon » ont déjà été fixés le 19 mai 2026.

25 juin 2026
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