L’offre en céréales panifiables bio suisses continue d'augmenter

Les transformateurs et les producteurs de céréales panifiables Bourgeon ont modifié les
prix de référence. Ces prix baissent pour le seigle et blé mais ne changent pas pour
l’épeautre. Ces adaptations doivent permettre de soutenir la poursuite du développement
de ce marché.

Les acteurs du marché suisse des céréales panifiables biologiques, donc des entreprises de transformation, 
des commerçants et les membres du Groupe spécialisé Grandes cultures de Bio Suisse, ont adapté lors de la 
table ronde des prix du 16 juin les prix de référence aux producteurs : Le prix de référence du seigle baisse 
de trois francs (nouveau: 89.– Fr./dt), celui du blé de deux francs (nouveau: 101.– Fr./dt) et celui de 
l’épeautre ne change pas (109.– Fr./dt).

La demande pour les céréales panifiables bio peut être toujours mieux couverte par la production du pays 
grâce à la forte augmentation des surfaces des cultures bio. Les premiers pronostics basés sur les surfaces 
cultivées et les perspectives générales prévoient que les entreprises de transformation pourront couvrir environ 
67 % de l’ensemble de leurs besoins avec la production suisse pour le blé, et même 94 % pour le seigle et 
86 % pour l’épeautre. L’augmentation de la part des matières premières indigènes fait aussi renchérir les 
produits céréaliers transformés. Ces modifications des prix de référence se sont avérées nécessaires pour 
pouvoir continuer d’assurer l’attractivité et l’écoulement des céréales suisses malgré cette augmentation des 
parts indigènes.
 

Constitution d’une réserve pour un éventuel déclassement du seigle bio


Vu que la commercialisation de la récolte de seigle de l’année passée s’est essoufflée et que la demande 
pour le seigle est frileuse, une retenue de 4.– Fr./dt sur le prix de référence payé aux producteurs est prélevée 
au niveau des centres collecteurs pour financer d’éventuels déclassements. Si toute la récolte peut être vendue 
comme céréale panifiable, les centres collecteurs leur rétrocèdent la retenue. Sinon c’est le product manage-
ment de Bio Suisse qui communique aux centres collecteurs leur contribution au déclassement des surplus. 
Pour le blé et l’épeautre, la branche a assuré qu’elle prendrait en charge toute la récolte de ces deux cultures.
 

Planification des cultures en concertation avec les acheteurs, prix en fonction de la part indigène


La disponibilité des céréales Bourgeon suisses devrait continuer d’augmenter ces prochaines années puisque 
les surfaces de terres ouvertes cultivées selon le Cahier des charges de Bio Suisse continuent de s’étendre. 
L’augmentation de la proportion suisse de céréales panifiables fait renchérir le mélange des matières pre-
mières. Or seule une partie de l’augmentation du prix de la farine peut être répercutée sur les boulangeries. 
C’est pour cette raison que les transformateurs et le Groupe spécialisé Grandes cultures ont décidé lors de la 
table ronde que le prix serait à l’avenir défini en fonction de la proportion de marchandise suisse. Les trans-
formateurs assurent ce faisant un prix de 94.– Fr./dt pour le blé même en cas d’approvisionnement du marché 
avec 100 % de blé Bourgeon suisse. Sur la base de la part indigène estimée à 55 % lors de la table ronde 
des prix 2019 pour un prix de 103.– Fr./dt, la baisse de 2.– et le prix de 101.– Fr./dt sont logiques pour 
une part indigène envisagée de 65 %.Les cultures doivent toujours être planifiées en concertation avec les acheteurs. L’épeautre doit être de préfé-
rence réservé aux sites et régions qui conviennent moins bien pour la culture du blé. Pour la récolte 2021, il 
est absolument nécessaire de vérifier ses possibilités d’écoulement pour l’épeautre et le seigle, et il faut impé-
rativement un contrat de prise en charge pour le blé panifiable de reconversion.

Les conditions de prise en charge 2020 correspondent aux dispositions de l’interprofession swiss granum.

La contribution spécifique introduite en 2018 pour trois ans pour financer les essais de variétés de blé pani-
fiable d’Agroscope est donc encore valable pour la moisson 2020. Vu que cette contribution avait été sus-
pendue en 2019, elle sera prélevée jusqu’en 2021. Les producteurs, la transformation et le commerce paient 
10 centimes par 100 kilos.

Il a en outre été décidé de prolonger de nouveau le paiement d’après la teneur en protéine. En vigueur depuis 
la récolte 2016, ce paiement à la protéine était prévu pour trois récoltes (de 2016 à 2018). Cette convention 
soutenue par tous les partenaires commerciaux s’applique au commerce du blé panifiable Bourgeon entre 
les centres collecteurs et les moulins. Il y a des suppléments de prix à partir de plus de 13 % de protéine et 
des déductions en dessous de 12 % de protéine.
 

Adaptations du Règlement pour les céréales panifiables bio et du système de paiement à la protéine

L’article 2 du Règlement pour les céréales panifiables bio va être adapté dans les prochains jours. Il y aura 
aussi un nouvel article pour la réglementation des quantités excédentaires. Ces modifications seront commu-
niquées par écrit aux partenaires de la branche. L’ensemble du règlement sera adapté en automne 2020 
avec la branche. 
L’actuel système de paiement à la protéine sera modifié en automne 2020 afin qu’il y ait une nouvelle solution 
pour la récolte 2021.
 

Informations supplémentaires

Les prix et conditions de prise en charge actuellement valables se trouvent sur www.bioactualites.ch: Marché > Grandes cultures

Les prix de référence des céréales fourragères Bourgeon ont déjà été définis le 18 mai 2020: Prix de référence des céréales

18 juin 2020
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