Les produits bio ont besoin d’un sol sain

Lors de la réunion de printemps du 13 avril 2022, les délégués de Bio Suisse ont communiqué leur opinion à propos de diverses motions fondamentales. Ils se sont exprimés en faveur d’une agriculture liée au sol, ont rejeté l’interdiction de l’écornage et ancré le principe d’une agriculture biologique climatiquement neutre dans le Cahier des charges (communiqué séparé). Dora Fuhrer a été élue nouvelle membre du Comité.

Pour des plantes saines et des produits authentiques, on a besoin d’un sol vivant. Cela constitue l’un des principes essentiels de l’agriculture biologique. Le Cahier des charges a donc toujours interdit les plantes hors-sol et la séparation complète des racines du sol. Cependant, les directives du Cahier des charges n’étaient pas claires concernant la mise en œuvre de ce principe. Afin d’apporter plus de clarté et d’offrir une base décisionnelle transparente aux services de vulgarisation et aux contrôleurs, ce principe et divers règlements ont été remaniés et optimisés. Les délégués ont approuvé ces amendements, renforçant ainsi une valeur centrale du Bourgeon.

Le bien-être animal sans contrainte

À la demande de l’organisation membre Schweizer Bergheimat, il devrait être interdit aux établissements arborant le Bourgeon d’écorner leurs bêtes. Les délégués ont rejeté cette motion, s’alignant sur la décision du Comité. À long terme, on souhaite bien entendu interdire l’écornage, explique Bio Suisse en défendant sa position. Néanmoins, toutes les races bovines ne disposent encore pas à l’heure actuelle de taureaux génétiquement sans cornes qui permettraient le développement de troupeaux sans cornes. Bio Suisse préfère alors dans un premier temps aller de l’avant sur une base volontaire et soutenir les établissements qui élèvent des vaches à cornes.

Comité au complet avec l’élection de Dora Fuhrer comme nouvelle membre

Une place était vacante au Comité après le départ de Monika Rytz-Stemplinger. Dora Fuhrer a été élue sous les applaudissements. Originaire de Burgistein (BE), cette agronome diplômée EPF de 33 ans y exploite avec son frère une ferme bio avec des vaches laitières, de grandes cultures et des surfaces herbagères. En plus de cela, elle effectue pour le compte de la société Bio Test Agro SA des contrôles bio et établit des bilans fourragers et de fumure. Trois postes ont également été repourvus au sein de l’Instance de recours indépendante (IRI): Lucienne Gaillard (Sergey, VD), Barbara Oppliger (Frümsen, SG) et Bettina Springer (Roggwil, BE) ont été élues comme nouvelles membres aux côtés des anciens, Simon Buchli (Safien Platz, GR) et Hansjörg Schneebeli (Obfelden, ZH).

13 avril 2022
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