Le secteur biologique suisse lance le débat sur les nouvelles techniques génétiques

À l’occasion de l’Assemblée des délégués d’automne de Bio Suisse du 16 novembre 2022 à Olten, des spécialistes du secteur bio ont exigé que les nouvelles techniques génétiques soient traitées dans le cadre de la Loi sur le génie génétique. La Fédération veut prendre une décision à ce sujet d’ici au printemps. L’Assemblée des délégués a aussi décidé d’autoriser la redilution de jus de pomme concentré pour la fabrication de vinaigre et adopté le budget 2023.

Bio Suisse lance le débat sur les nouvelles techniques génétiques du point de vue du bio. Des spécialistes du secteur bio ont discuté intensivement des avantages et des inconvénients des nouvelles techniques génétiques. De leur point de vue le cas est clair: Les nouvelles techniques sont aussi une intervention dans la cellule et donc incompatibles avec les principes de l’agriculture biologique. Les exigences posées par les expert-e-s sont donc claires: L’ingénierie génétique doit continuer d’être réglementée à l’avenir. La Crispr-Cas et les autres nouvelles méthodes doivent figurer dans la Loi sur le génie génétique. Et il est en même temps nécessaire d’encourager davantage la sélection bio. Ces exigences ont été bien accueillies par les délégués de Bio Suisse. La discussion doit maintenant se poursuivre jusqu’au printemps dans les organisations membres (OM) et les instances de Bio Suisse.

Autorisation de rediluer du concentré de jus de pomme

Au vu de l’augmentation de la production de fruits à cidre bio, plusieurs OM avaient déposé une motion demandant d’autoriser la redilution de jus de pomme concentré pour la fabrication de vinaigre. Cette décision permettra de mieux gérer les fluctuations des récoltes vu que le concentré de jus de pommes se conserve longtemps. Actuellement, une partie du cidre pour la fabrication de vinaigre doit être importée. Ces importations seront inutiles avec l’adoption de la motion. Cette redilution a aussi des répercussions positives pour la préservation des arbres fruitiers haute-tige, qui sont écologiquement importants. Les délégués ont suivi les arguments en faveur de la motion ainsi que la proposition du Comité et l’ont approuvée à une grande majorité.

Vifs débats sur le budget

Avant cela, les délégués avaient déjà adopté le budget 2023. Malgré la stabilité de la demande pour les denrées alimentaires bio, la Fédération s’attend à une année financièrement difficile. La cause principale est le retard de l’entrée en scène de la Migros avec le Bourgeon de Bio Suisse. L’afflux attendu des recettes des licences est donc lui aussi retardé. Or les dépenses augmentent puisque le secrétariat travaille déjà en vue d’accorder ces licences. La Fédération prend donc différentes mesures d’économie et présente pour 2023 un budget équilibré.

16 novembre 2022
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